Un physicien au service des élèves lors du Climathon.

"Qu’apportes-tu au projet en tant que formateur MPLS et scientifique ?"

Nous sommes allés à la rencontre d’Olivier Dorvaux, enseignant-chercheur en physique et formateur à la MPLS Alsace, dans le cadre du suivi des projets du Climathon. En vue de la construction d'un projet d’éco-mobilité au collège de la Haute-Bruche de Schirmeck, Olivier a mis à disposition des enseignants et des élèves son regard de scientifique sur la thématique du changement climatique, et plus spécifiquement sur la notion de bilan carbone.

 

Une mission d’utilité publique et des enjeux à long terme

Pour Olivier, le rôle du scientifique ne s'arrête pas à la seule recherche fondamentale dans son laboratoire. Il s'agit aussi d’aider la société, et la thématique du changement climatique lui tient particulièrement à cœur car elle va concerner les générations à venir sur plus d’une centaine d’années, avec un rapport nouveau à l’environnement.

Je participe à ce type de projet, parce que je suis convaincu qu'une telle cause ne peut passer que par l’éducation.

Il souligne également l’importance d’intervenir pour apporter aux élèves et aux enseignants un regard plus factuel sur le sujet, par rapport aux médias grand public qui dressent souvent un tableau très noir de la situation, alors que les discours de scientifiques disent qu’il existe un espoir, que tout n’est pas perdu... même si c’est maintenant qu’il faut se relever les manches !

Olivier a notamment travaillé avec le collège de Schirmeck sur les notions de bilan carbone. Le chercheur prend soin d’alerter sur l’utilisation de ces indicateurs, plutôt complexes, qu’il faut comprendre et manipuler avec précaution si l'on souhaite les utiliser à bon escient. Quelle est la différence entre le bilan carbone de bananes bio d’Amérique du Sud, par rapport à des bananes non bio de Martinique ? Que compare-t-on vraiment ? Prenons-nous en compte tous les facteurs et tous les contextes ? Autant de questions à se poser avant de se lancer dans des comparaisons.

Et le Climathon, dans tout cela ?

Concernant sa participation, Olivier a aidé à co-construire cette journée à Schirmeck sur deux temps, et s’est mis volontiers à disposition des enseignants et des élèves.

Nous avons fait un questions-réponses assez interactif avec les éco-délégués, ils ont vraiment bien joué le jeu, c’était très agréable. L’après-midi, j’ai travaillé avec eux sur la thématique du bilan carbone : existe-t-il des moyens de réduction du CO2 et des moyens de piégeage ? Si l'on arrive à piéger tous les gaz à effet de serre émis par la production énergétique, est-ce que cela résout le problème ? La réponse est oui : maintenant il faut savoir comment les piéger, comment ça fonctionne et voir si c’est efficace. C’est une réponse idéale, idéaliste, mais néanmoins il y a des pistes de captage du CO2, de différentes façons.

Et le chercheur de conclure :

En tous cas, j’ai eu le sentiment d’être utile en tant que scientifique !

 

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