Retour sur la formation « Mettre en place un EIST au collège ».

Cette formation ciblait les professeurs volontaires ayant déjà suivi le premier niveau de la formation EIST l’an dernier. Elle a pris place au Centre régional de la Maison pour la science en Aquitaine à Talence les 12 et 13 juin 2017.

L’Enseignement Intégré des Sciences et des Technologies est un projet de travail commun entre les professeurs des matières scientifiques, afin de proposer aux élèves des projets concrets et attractifs. Pour plus d’informations : http://www.fondation-lamap.org/fr/page/9954/eist-pr%C3%A9sentation

Les pratiques de l’EIST ont été abordées à travers le thème du changement climatique. Mauricette Mesguich, ingénieure de formation à la Maison pour la science en Aquitaine, et Christophe Berthier, inspecteur pédagogique régional et académique de physique-chimie, ont ainsi commencé par animer un brainstorming (littéralement remue-méninges ou tempête d'idées) sur le changement climatique avant de donner une problématique, à chaque groupe, sur les interactions « océan et climat » : L’océan, source ou puits de CO2 ? Le Gulf stream, un courant perturbé? La montée du niveau des mers, réalité ou fiction ? La surface du globe : effet rétroactif positif ou négatif ?

 Chaque groupe était composé de professeurs des trois disciplines scientifiques pour qu’ils réfléchissent et travaillent ensemble, comme cela sera ensuite le cas dans le cadre de l’EIST. Ils ont chacun conçu une expérience apportant une réponse à leur problématique. L’après-midi, les expérimentations ont donné lieu à bien des tâtonnements et des rires. La mise en commun s’est révélée très intéressante, les formateurs comme les formés apportant une vision critique des différentes réalisations en toute bienveillance. Puis Bruno Malaizé, enseignant-chercheur au laboratoire EPOC (Environnements et paléo-environnements océaniques et continentaux) et maître de conférences à l’université de Bordeaux, a présenté les interactions entre océan et climats.

Le mardi 13 s’est ouvert sur la même excellente humeur que la veille. Certains participants, qui avaient refait les expériences chez eux, ont apporté leurs photos et expliqué leurs résultats. Ensuite Bruno Malaizé, a poursuivi  sa présentation sur les paléoclimats. Il a abordé le thème des prévisions climatiques, ou comment le passé peut nous instruire concernant l’avenir. Après quoi, Mauricette Mesguich et Christophe Berthier ont lancé un second brainstorming sur l’objectif initial de la demi-journée : la modélisation de l’effet de serre. Denis Loustau, directeur de recherche à l’INRA et chercheur au sein de l’unité ISPA (Interactions-Sols-Plantes-Atmosphère) a présenté le phénomène naturel d’effet de serre ainsi que les principes de la mesure des concentrations en CO2 dans l’atmosphère. Virginie Cottet-Biscarat, professeure de SVT et EIST au collège Pierre de Castelnau à Geaune (Landes), formatrice EIST et cycle 3, a pris la relève en détaillant ce que peut être une démarche de modélisation en science. Les formateurs ont amené les professeurs à mener un travail de définition des termes, notamment celui de modèle. Ils ont exposé des exemples d’activités basées sur différents types de modélisation (par exemple la modélisation par analogie).

L’après-midi a été consacré à l’élaboration d’une séquence d’activités, à partir de  des notions abordées durant ces deux jours. Les professeurs disposaient des notions du programme, à investir dans le projet en tant que piliers de celui-ci, et non en tant que contraintes. La restitution a montré la variété des idées pouvant trouver une application en classe.

Si vous aussi vous souhaitez mettre en place l’EIST dans votre établissement, prenez contact avec Christophe Berthier : christophe[point]berthier[arobase]ac-bordeaux[point]fr