Focale sur une action du parcours "Embarquez en Antarctique II".

Par Kévin Basson, stagiaire Master Sciences & Société

A destination des collèges et des écoles élémentaires, un parcours de développement professionnel de 30h sur un an pour découvrir et comprendre la recherche scientifique ainsi que la diversité des métiers techniques en s’appuyant sur l’expérience d’Annabelle Kremer à la base polaire de Dumont D’Urville et de l’ensemble des données collectées sur place ! 

Vendredi 19 janvier 2018

Ce quatrième jour de formation du parcours Embarquez en Antarctique II avec les formateurs de la Maison pour la science fut consacré à l’immersion en laboratoire. C’est au sein du prestigieux Institut Pluridisciplinaire Hubert Curien (IPHC) que les participants ont pu rencontrer des acteurs de la recherche actuelle. Francis Crenner, ci-contre, ingénieur hors classe CNRS, Docteur Ingénieur, et HDR (Habilitation à Diriger des Recherches), a présenté les coulisses du programme ECOPHY-ANTAVIA, qui permet le suivi des populations de manchots à Dumont D’Urville. Les participants ont ainsi aperçu quels pouvaient être les objectifs visés par la recherche de ce laboratoire et les démarches mises en places pour y répondre.

Après une rapide présentation générale, le groupe, scindé en deux, a pu échanger librement avec les intervenants. Francis Crenner, a expliqué les subtilités des différents dispositifs, notamment les loggers, placés sur le terrain pour permettre un suivi de population. Cet échange vivant a été ponctué d’anecdotes amusantes qui démystifient le pôle sud froid et lointain.

Le second intervenant, Nicolas Châtelain, assistant ingénieur CNRS et électronicien-équipement sur le projet Antarctique est à l'origine du système radio-fréquence (RFID) utilisé sur le terrain pour le comptage des manchots. Il a répondu avec enthousiasme aux questions techniques des enseignants sur les méthodes de suivi des animaux. Pour accentuer l’immersion, l’entretien a eu lieu au cœur de son labo, ci-contre, un endroit riche aussi bien de nouvelles technologies que d’histoire. Une matinée bien remplie pour nos participants.

L’après-midi cap sur le Rhin ! Le groupe a visité un brise-glace : Le Rhin. Un par un, chacun des enseignants a exploré de la proue à la poupe en passant par la cale cet étonnant brise-glace de la compagnie Batorama amarré dans le port du Rhin. Le capitaine, Guy Schnoering,  a présenté son navire, un ancien remorqueur inutilisé du port reconverti en brise-glace. Sa coque renforcée lui permet d’intervenir en hiver dans les canaux de Strasbourg pour casser la glace et rendre la navigation possible aux autres navires. Après cette visite du bateau les participants ont été invités à réaliser une pratique emblématique du travail de chercheur : le dessin d’observation. Bien que le temps ne fût pas au rendez-vous, l’ambiance, elle, fut chaleureuse, et chacun muni de son crayon a pu s’essayer au dessin.

Finalement, l’activité se termina autour d’une table ronde où chacun a pu finir son croquis et partager son sentiment sur cette initiation au travail de scientifique. Les formateurs et les enseignants stagiaires ont mis en avant les différences qui existent entre, croquis, schéma et dessin. Mais aussi pourquoi le dessin, à l’ère du numérique, n’est pas obsolète mais complémentaire de la photographie.

C’est donc aux environs de 16 heures, après une après-midi aussi riche qu’a pu l’être la matinée, que le groupe s’est séparé. Prochain rendez-vous pour l’Antarctique prévu le 24 janvier !

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